Les poissons d’élevage représentent une part de marché de plus en plus importante.

En France, chaque année, plusieurs millions sont élevés et abattus. Les poissons concernés sont principalement les saumons, les truites, les daurades, les turbots et les bars, mais l’élevage de cabillauds se développe aussi rapidement.

Pourtant, l’impact environnemental, la qualité des poissons et l’impact négatif de ces élevages pour le bien-être même des poissons sont aujourd’hui au centre de nombreuses polémiques.

Et c’est un thème qui a fait d’autant plus de bruit en ces périodes de fêtes.

Plusieurs problèmes sont à individualiser :

 Poissons élevés en captivité, enquête

Des cages surchargées

 

Les poissons sont entassés dans des cages (les saumons par exemple) ou dans des bacs d’eau fraîche (les truites notamment), et sont souvent abattus dans des conditions inhumaines.

Pour vous donner une idée, on élève 60 kg de poissons par mètre cube d’eau, ce qui équivaut à 27 truites dans une baignoire d’eau.

Ces densités d’élevage provoquent de nombreuses blessures aux nageoires et à la queue des poissons qui se frottent les uns contre les autres et contre la cage.

En outre, ce confinement est source de stress intense pour les poissons qui, fragilisés, sont plus exposés aux risques de maladies.

Leurs yeux sont particulièrement sensibles au stress et bon nombre de poissons d’élevage souffrent de cataracte et deviennent aveugles.

Plusieurs crises sanitaires furent d’ailleurs à l’origine de la mort de millions de saumons d’élevage et le taux moyen de mortalité est alarmant. 

 

Les parasites

 

Dans les élevages intensifs, les poissons sont infestés de parasites, en particulier de poux de mer.

Il s’agit de petits crustacés qui se nourrissent de la chair du poisson et qui, s’ils ne sont pas traités, entraînent d’importantes souffrances et la mort des poissons.

Les traitements actuels se concentrent sur l’utilisation de toxines puissantes.

Les poissons sont baignés dans des organophosphates ou traités aux pyréthrines synthétiques ou reçoivent des traitements chimiques dans leur nourriture.

Nombreux sont ceux qui craignent les répercussions environnementales de ces méthodes. 

 

L’abattage

 

Les méthodes d’abattage sont bien souvent des plus cruelles. Les poissons sont normalement affamés 7 à 10 jours avant l’abattage.

Puis on peut les laisser s’asphyxier à l’air sur de la glace – avec l’effet refroidissant de la glace qui prolonge le temps d’asphyxie et retarde la perte de conscience – ou les étourdir dans un bain de dioxyde de carbone – les poissons se débattent, cessent de bouger après 30 secondes, mais ne perdent conscience qu’au bout de 4 à 9 minutes.

 La présence de blessures, l’apparition de maladies, de malformations, de comportements anormaux, les taux élevés de mortalité… démontrent que les conditions d’élevage des poissons ne sont pas acceptables et comportent un risque pour notre santé aussi.

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